Assignation en redressement ou en liquidation judiciaire : comment se défendre

Un commissaire de justice vous remet une assignation : un créancier – le fisc, l’URSSAF, un fournisseur, un bailleur – demande au tribunal l’ouverture d’un redressement judiciaire contre votre société, parfois d’une liquidation judiciaire. Malgré la pression sur l’entreprise, une défense de qualité est possible. La charge de la preuve pèse sur le créancier poursuivant : son assignation doit contenir tout élément de preuve de nature à caractériser la cessation des paiements. Sous certaines conditions, le simple refus de payer ne suffit pas (Cass. com., 27 avr. 1993, n° 91-16.470) ; une créance sérieusement contestée en justice est exclue du passif exigible, même constatée par un jugement (Cass. com., 13 sept. 2023, n° 22-10.211). Le débiteur qui établit des réserves de crédit ou des moratoires suffisants n’est pas en cessation des paiements (C. com., art. L. 631-1). L’intensité de la démonstration n’est pas la même selon la procédure : la cessation des paiements suffit à ouvrir un redressement judiciaire ; la liquidation exige, en plus, que le redressement soit manifestement impossible (C. com., art. L. 640-1). ...

9 août 2026 · Grégoire Lefaivre

Propriété intellectuelle : réagir à la procédure collective du producteur ou de l'éditeur

Le courrier tient en quelques lignes (quand il arrive) : le tribunal de commerce a ouvert le redressement judiciaire de votre (co)producteur ou de votre éditeur – puis, souvent, prononcé sa liquidation. Parfois rien n’arrive, et vous l’apprenez autrement : les redevances cessent, les interlocuteurs ne répondent plus, le festival ou le libraire attendent une autorisation que plus personne ne signe. Vous êtes scénariste, réalisateur, compositeur, écrivain, coproducteur ; vous avez cédé vos droits contre une avance et des redevances ; vous voilà créancier d’une entreprise en faillite. ...

9 août 2026 · Grégoire Lefaivre

Reprise d'entreprise à la barre du tribunal : le guide complet

Un fonds de commerce, un outil industriel, une équipe qualifiée – acquis pour un prix souvent très inférieur à leur valeur réelle, débarrassés de l’ancienne dette, sur des actifs purgés des sûretés qui les grevaient. Voilà ce que permet la « reprise à la barre ». Les fonds de retournement et les grands groupes l’ont intégré de longue date : les entreprises défaillantes constituent pour eux une classe d’actifs à part entière. ...

1 juillet 2026 · Grégoire Lefaivre